Les 19 et 20 septembre auront lieu les Journées du patrimoine, mais la fresque, unique, de la gare de Noirétable, sur le tronçon toujours fermé de Thiers Boën, ligne de Clermont Ferrand à Lyon, ne pourra être visitée. Celà irait sans doute contre en le sort que réserve, en secret, la SNCF à cet axe pourtant vital pour les habitants du Forez, les auvergnats et les ligériens.
La gare de Noirétable donc, non desservie à ce jour (trafic suspendu depuis 10 ans), a cette particularité rare en France : elle abrite une fresque ferroviaire en compagnie de celle de la Gare de Lyon à Paris. Une 3 ème, créée par Salvador Dali, dans la gare de Perpignan est partie en Allemagne il y a quelques années quand la gare a été « remodelée ».
Celle de Noirétable, de grande dimension, du peintre Gerrit van Meurs, un clin d’œil à l’ « extase cosmogonique » vécue par Salvador Dalí à la gare de Perpignan en 1963, a été redécouverte en 2025. Si celle de Paris est classée monument historique, celle de Noirétable doit l’être dans un avenir proche. Après ce retour à la lumière de ce chef d’oeuvre la SNCF a été contactée pour que, lors des journées européennes du patrimoine, cette dernière soit offerte aux yeux du public. Les démarches effectuées se sont malheureusement heurtées, après une visite du propriétaire – la SNCF -, a un refus pour cause d’inaccessibilité de la salle d’attente de la gare. La raison est la sacro-sainte sécurité, ouvrez les parapluies, un risque d’effondrement du plafond. Le contact avec la SNCF, à souligner, a été fort cordial et cette dernièe a exprimé ses regrets (ça ça ne lui coûte rien). Un budget devrait être retenu par la « propriétaire » en 2027 afin que les prochaines journées européennes du patrimoine, et en prévision aussi du retour des trains TER reliant les deux pôles que sont Saint Etienne et Clermont Ferrand. Et à l’occasion enfin de la commémoration du 150 ème anniversaire de cette ligne feroviaire inaugurée en août 1877.
