Revue de presse : à nouveau excellent article fouillé de RailduSud qui titre “La rétraction du réseau ferré français frappe prioritairement les transversales, aggravant sa centralisation”. Extraits :
“Dans la grande entreprise de déconstruction du réseau ferroviaire français d’intérêt national légalement amorcée dès 1934 et violemment accélérée dans les faits à partir de 1938 par le nouveau monopole d’État SNCF, le choix des suppressions de lignes a trahi de façon aveuglante la conception centralisée du pays portée par l’État profond et les élus majoritairement acquis aux industries de la route.”
Les lignes vitales (indispensables à la vie) fermées sont citées : Lyon Clermont Brive Bordeaux, Limoges Angoulême, Mont de Marsan Tarbes, Saint-Etienne Clermont-Ferrand, Sévérac Rodez, Montpellier Bédarieux Mazamet Toulouse, Alès Le Teil, Saint-Claude Oyonnax, Lyon Moulins, Montluçon Moulins, Annecy Albertvillle, Le Puy Langogne, Digne Saint-Auban, Rognac Aix, Gardanne Carnoules…
Et de conclure :
“La suppression massive de transversales ferroviaires, qui va jusqu’à isoler les métropoles et provinces entre elles, traduit la vision monocentrée du territoire d’un régime incapable de concevoir et de financer la multipolarité. Ils n’ont plus de trains, qu’ils prennent la route…”

